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La collision entre deux trains de marchandises survenue en 2024 met en lumière la nécessité de mettre en place des moyens de défense physiques sur le réseau ferroviaire canadien
Aujourd’hui, le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) a publié son rapport d’enquête (R24C0020) sur un accident survenu en 2024 au cours duquel un train est entré en collision avec un deuxième train immobilisé près de Greely, en Colombie-Britannique (C.-B.).
Le 16 février 2024, le train 805 de la Compagnie de chemin de fer Canadien Pacifique (CPKC) circulait sur la voie principale nord de la subdivision de Mountain lorsqu’il est entré en collision avec le wagon de queue du train 301 du CPKC qui était en attente sur la même voie. À la suite de la collision, quatre locomotives en tête du train 805 ont déraillé, l’une d’entre elles a pris feu, et environ 17 500 litres de carburant diesel se sont échappés des locomotives. Quatre wagons du train 301 ont déraillé, l’un d’entre eux a pris feu, et environ 400 tonnes de céréales se sont déversées. Les deux membres de l’équipe du train 805 ont été blessés.
L’enquête a permis de déterminer que le train 805 a manqué l’indication de vitesse normale à arrêt, qui signifie qu’il devait être prêt à s’arrêter au prochain signal; l’équipe avait reçu un appel du contrôleur de la circulation ferroviaire, ce qui a détourné son attention du signal. Par conséquent, l’équipe croyait, à tort, qu’elle circulait dans une zone de vitesse normale et, en fin de compte, elle n’était pas prête à s’arrêter. Le train 805 a fini par dépasser le signal suivant. Lorsque le feu clignotant de queue du train 301 immobilisé est devenu visible, le mécanicien de locomotive du train 805 a serré d’urgence les freins du train; toutefois, la distance restante n’était pas suffisante pour éviter la collision.
Peu après cet événement, le BST a envoyé un avis de sécurité ferroviaire à Transports Canada (TC) pour attirer leur attention sur cette collision ainsi que trois autres collisions au cours desquelles le train circulait selon une indication de signal de marche à vue. Cet avis précédait un second avis de sécurité ferroviaire envoyé à CPKC pour informer la compagnie qu’en l’absence de moyens de défense physiques supplémentaires pour prévenir les collisions, elle pourrait vouloir réviser ses procédures pour éviter les distractions dans les situations critiques d’exploitation des trains. Ces deux avis de sécurité mettent en lumière l’absence soutenue de moyens de défense physiques de commande des trains à sécurité intégrée ainsi que l’absence de mesures provisoires efficaces pour assurer le succès des moyens de défense administratifs pour les trains circulant selon des indications de signaux de marche à vue.
Le respect des indications des signaux ferroviaires figure sur la Liste de surveillance du BST depuis 2012. Le BST a émis trois recommandations (R00-04, R13-01 et R22-04) sur cet enjeu de sécurité. Depuis 2013, TC et les intervenants de l’industrie ferroviaire parlent du cadre nécessaire pour aborder l’enjeu, mais les travaux ne permettent pas encore de savoir quand des moyens de défense physiques supplémentaires seront mis en œuvre.
Voir la page d’enquête pour obtenir plus d’information.
Le BST est un organisme indépendant qui mène des enquêtes sur des événements de transport aérien, ferroviaire, maritime et pipelinier. Son seul but est de promouvoir la sécurité des transports. Le Bureau n'est pas habilité à attribuer ni à déterminer les responsabilités civiles ou pénales.
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